Samedi 30 mai 2009
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19:08

STADE DE FRANCE,
SAINT-DENIS (SEINE-SAINT-DENIS),
VENDREDI A 23 H 30
Il sait recevoir Johnny. Hier soir, pour le premier de ses trois concerts au Stade de France, il avait déployé les grands moyens. Une arène XXL pour 80 000 fans, des salons VIP pour ses
invités. Tous choyés avant son arrivée. Les uns avaient droit à Christophe Maé, en guise de concert apéritif. Les autres à des salons branchés, ornés de tables en forme de bidons métalliques et
de sculptures longilignes.
Click la photo pour voir la vidéo,avant le concert
Devant le stade de France, où Johnny Halliday se produit trois soirs de suite lors de ses derniers concerts géants, les fans du chanteur ont comme d'habitude répondu présent. Certains campaient
depuis la veille au matin, dans des tentes ou à même le sol, pour approcher au plus près leur idole, objet d'un culte sans limites. Aucun d'eux ne croit vraiment - ou ne veut croire - qu'il
assiste là à l'une de ses dernières apparitions sur scène. «Il ne peut pas nous laisser tomber comme ça Johnny, on l'aime trop !»
« Je me sentirais presque dans mon salon avec vous »
On n’attendait plus que Johnny, arrivé peu avant 21 h 30, le temps que son batteur descende du haut de la scène, sur une plateforme pendant ses premières frappes. Un feu d’artifice plus
tard, Hallyday était là, apparition mystique, immobile savourant la clameur du public, avant d’entamer « Ma gueule » dans un déluge visuel. « Que d’émotion pour moi d’être là ce soir »,
lançait-il avant de poursuivre avec quelques classiques rock dont l’inusable « Joue pas de rock’n’roll pour moi ». Première pause avec « Diego ».
On ne se serait pas passé de la lacrymale « Marie », ni de ce « Que je t’aime », impressionnant hymne hier soir, partagé par un public bras levés, gorges déployées, yeux embués et un
Johnny la main sur le coeur. « Je me sentirais presque dans mon salon avec vous. » Il jouait la proximité juste après, glissant sur un plateau jusqu’à une petite scène au milieu du public pour
son medley rétro. Il n’y avait plus qu’à lancer le sprint final : « Toute la Musique que j’aime », « l’Envie », « Et maintenant » de Bécaud en apothéose déchirante pour ses fans. « Ces cinquante
ans passés avec vous, je ne les oublierai jamais, lançait un Johnny ému jusqu’aux larmes. Je vous aime. »
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